Cinquante athlètes vont faire ce weekend ce que tout le monde fait déjà en cachette. Sauf qu’eux, ils l’assument. Et surtout, ils vont enfin être payés pour ça.
Combien vaut votre performance ?
250.000 dollars pour une victoire. Lisez bien : un quart de million. Si vous battez un record du monde, on double : 500.000 dollars. Et si vous pulvérisez le 100 mètres de Bolt ? Un million de dollars cash. Pas de sponsors qui traînent des pieds, pas de fédés qui gardent tout. L’argent, direct.
Ben Proud l’a calculé. Médaillé olympique à Paris, nageur de niveau mondial. Il lui faudrait treize ans – TREIZE ANS – de titres aux championnats du monde pour gagner ce qu’il peut empocher en une seule course dimanche. Treize années d’entraînement intensif, de sacrifices, de performances au sommet. Ou une après-midi à Vegas.
Fred Kerley, champion du monde du 100m, vise le million. Thor Björnsson – La Montagne de Game of Thrones – sera là aussi. Pas pour la gloire. Pour l’argent. Et franchement, qui peut leur en vouloir ?
Le sport traditionnel vole les athlètes
Parlons cash. Un médaillé olympique français touche combien ? 80.000 euros pour l’or. Aux États-Unis, 37.500 dollars. Des sommes ridicules pour des gens qui ont consacré leur vie entière à leur discipline. Pendant ce temps, les fédérations, le CIO, les sponsors encaissent des milliards.
Les Enhanced Games mettent tout sur la table. Un million pour battre Bolt. C’est clair, c’est simple, c’est juste. Les athlètes créent le spectacle ? Les athlètes empochent. Révolutionnaire comme concept, non ?
Et c’est pas juste des promesses. L’argent est là, garanti par des investisseurs milliardaires. Peter Thiel, cofondateur de PayPal. Trump Jr via 1789 Capital. Ils ont mis des dizaines de millions sur la table. Le budget est réel, les chèques sont prêts.
Le dopage, mais proprement
Alors oui, testostérone, EPO, stéroïdes, hormone de croissance. Tout ce qui fait hurler les fédés. Mais pas n’importe comment. Camp d’entraînement aux Émirats, protocoles médicaux sur mesure, substances approuvées par la FDA. Du médical de pointe, pas de la came achetée dans un garage.
Le nageur grec Gkolomeev a déjà explosé un record l’année dernière. Les fédérations refusent de le reconnaître ? Leur problème. Le chronomètre, lui, ne ment pas. Et le chèque non plus.
Trois disciplines, trois opportunités
Natation, sprint, haltérophilie. Trois sports où la performance se mesure objectivement. Pas de juges, pas de notes subjectives. Juste des chronomètres et des poids. Et à chaque épreuve, des centaines de milliers de dollars en jeu.
C’est pas compliqué : vous gagnez, vous êtes riche. Vous explosez un record, vous êtes très riche. Vous battez Bolt, vous changez de vie.
L’hypocrisie coûte cher
L’AMA s’indigne ? Le CIO crie au scandale ? Mais ces institutions qui empochent des milliards ne versent presque rien aux athlètes. Elles préfèrent les garder pauvres et “propres” – enfin, soi-disant propres, parce que tout le monde sait que le dopage est partout.
Les Enhanced Games disent stop à cette arnaque. Vous voulez que les athlètes risquent leur santé ? Payez-les. Vraiment. Pas des médailles en chocolat et des contrats sponsors minables. Du vrai argent.
Dimanche à Vegas
Trois heures de spectacle. Des concerts entre les épreuves, le Strip qui brille, l’Amérique qui ose. Et surtout, des athlètes qui vont enfin pouvoir payer leurs factures, investir dans leur avenir, arrêter de crever de faim entre deux compétitions.
Si ça marche – et avec ces sommes, ça va marcher –, d’autres éditions suivront. Plus de sports, plus d’athlètes, plus de millions distribués.
Le sport officiel peut garder son hypocrisie. Nous, on regarde là où l’argent va enfin aux bonnes personnes.


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